sur la route des métiers d’art

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Gallerie YellowKorner Beaubourg, Paris, 28/04-09/05/2017.
Institut National des Métiers d’Art, 23 avenue Daumesnil, Paris, 10/05-31/07/2017.

 

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Tout a commencé par une rencontre. Tout commence toujours par une rencontre. Le trio de sculpteurs Mydriaz pour Madame Figaro en 2015, une page dans la rubrique « Preview » qui pointe de l’ongle les talents demain. Quelques jours plus tard, mon téléphone s’agite. L’Institut National des Métiers d’Art me fixe rendez-vous sous le viaduc qui lampionne de briques l’avenue Daumesnil la veille de Noël. Deux heures et mille idées plus tard, Marie-Hélène Frémont, Nicolas Rizzo et Camille Bidaut me donnent carte blanche pour imaginer une série de portraits pour les Journées Européennes des Métiers d’Art 2016. Six professionnels franciliens qui dessinent le nouveau visage de l’artisanat, six héros modernes de nos quotidiens. Deux mois après, c’est dans la boite. Les images portent avec enthousiasme l’esprit vif et singulier du secteur en mutation et plusieurs magazines brocardent mes photos en couverture.

Lorsque Marie-Hélène, Nicolas et Camille me recontactent l’année dernière, c’est pour renouveler le défi mais à l’échelle nationale. Treize portraits pour treize régions. Treize talents. Treize univers. Leur pari ? Laisser mon œil et ma plume déambuler au gré des territoires pour raconter au plus près les métiers et les émotions accrochées. Treize rencontres, donc. Un cadeau et une aventure pour la photographe romancière électrisée par les trajectoires de vie que je suis.
Au volant d’une voiture, au chaud dans le ventre d’un train ou d’un avion, me voilà quadrillant sillonnant survolant l’hexagone des Hauts de France à la Provence Alpes Côte d’Azur, de la Bretagne au Grand Est, en passant par la Normandie, la Nouvelle Aquitaine, les Pays de Loire, l’Occitanie, la Bourgogne Franche-Comté, le Centre, l’Auvergne Rhône-Alpes, l’Ile de France et la Corse pour faire connaissance avec ces personnalités aux parcours cimentés de passion et de détermination. Ignorant tout d’eux, je commence par les inviter à me balader dans leur ville. En marchant ou en roulant, debout ou assis mais toujours côte à côte, nos deux visages jetés vers l’extérieur, je ressens un peu de leur intérieur. Une manière de les regarder et de les écouter être avant de les voir faire. Puis ils m’ouvrent les portes de leur atelier et c’est le feu d’artifices, un foisonnement de matières, d’odeurs, d’outils, de projets, de couleurs, d’envies. Autour d’un café, d’un plat de pâtes ou d’un bœuf bourguignon mijoté maison, ils me racontent alors ce qui leur étoile les yeux. On se raconte ce qui nous étoile les yeux, une histoire de rencontres, encore. A chaque fois, je leur demande aussi ce que c’est que « savoir-faire du lien ». Puis je leur propose de poser à mon idée, le principe d’un portrait photo, mélange de deux individualités qui se croisent et s’entortillent à un instant donné.

Très vite quand même, je m’interroge. Et pour moi, qu’est-ce que « savoir-faire du lien » ? Je crois que c’est d’abord être curieuse. Le désir viscéral de découvrir l’autre, le regarder l’écouter le toucher, comprendre de quel bois verre ardoise chair sang os il est fait. C’est trouver l’intersection, ensuite. Ce qui fait qu’on a tous des petits bouts de nous à partager. Des goûts, des quêtes, des doutes, des rêves. Des chemins plus ou moins bosselés qui nous rendent uniques, notre humanité. C’est enfin arrondir le regard et adoucir la voix, bienveillants forcément, pour vivre le meilleur. De soi et des autres.
Pendant ces deux mois, j’ai ressenti ça. Avec Thomas, Corinne, Jean-Pierre, Claire, Pietro, Marielle, Natalina, Vincent, Prune, Philippe, Julie, Antoine, Yann et Paulina, j’ai vécu ça. Une grande chance. Merci à eux.

 

Plus d’infos :
L’Institut National des Métiers d’Art
Savoir(-)faire du lien
Journées des Métiers d’Art

 

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regards croisés

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Médiathèque Elsa Triolet, Bobigny, 07/06-06/07/2013.
(Résidence d’artiste « In Situ » au collège Pierre Sémard, Bobigny, 2012-2013, soutenue par le département de la Seine-Saint-Denis)

 

 

Le regard que l’on porte sur nous-mêmes est-il le même que celui que les autres, adulte ou adolescent, homme ou femme, posent sur nous ? C’est la question que j’ai cherché à creuser tout au long de cette année scolaire avec les élèves de quatrième B du collège Pierre Sémard de Bobigny et Estelle Marzac, leur professeur d’arts plastiques. Mon but ? Interroger chaque adolescent à travers quatre portraits de lui-même, quatre facettes offertes aux yeux de la société, et le sensibiliser à la dimension du regard reçu et porté pour lui ouvrir un nouvel espace d’expression personnelle.

Au début était l’adulte. Les yeux d’un adulte jamais croisé jusque là, ou, plus exactement, l’objectif d’une photographe. Un premier contact le jour de la rentrée qui me fait saisir un à un chaque adolescent devant le mur couleur moutarde de leur salle de cours. A peine quelques mots échangés. Leur visage brut, souvent retenu, parfois souriant de timidité, qu’ils m’abandonnent avec méfiance.

Ensuite était l’élève. L’élève qui se regarde comme dans un miroir avec, pour seule contrainte, le même mur couleur moutarde en toile de fond pour assurer une unité. L’élève qui apprend à se servir d’un appareil photo avec retardateur, posé en équilibre sur une marche face à lui, comme il lèverait un premier bout de voile sur ce qu’il est.

Enfin étaient les copains et les copines. Chacun et chacune a choisi un lieu, une attitude, une émotion, parfois un vêtement ou un accessoire, pour photographier son ami (au masculin et au féminin) tel qu’il le perçoit.

A chaque étape, son lot de difficultés. Paraître devant l’adulte en roulant des mécaniques, même pas peur, même pas complexé, le regard entortillé, plus ou moins assuré. Se montrer, pas toujours comme on est. Se montrer comme on a envie d’être, comme on aimerait être si les petits défauts de la vie et la crainte du jugement ne nous emmuraient pas. Se voir comme nos copains nous regardent. Se dévoiler devant un garçon. S’exposer aux yeux une fille. Un vertige et des discussions sans fin à chaque prise de vue.

Quelle est donc la différence entre l’identité affichée et l’identité cachée ? Comment gérer le besoin de paraître par rapport aux autres (parents, professeurs, copains) et la nécessité de s’affirmer soi-même ? Que faire de nos instincts humains de protection, de projection et de préjugés ? Comment pouvons-nous avoir d’autres visages selon la personne qui nous regarde, qui fait la photo ou qui nous décrit ? Comment tout cela peut-il nous aider à mieux nous connaître, nous définir les uns par rapport aux autres, nous donner confiance en nous en nous apportant une meilleure compréhension de ce que l’on est ?

C’est ce que Kelly, Lina, Romane, Lucile, Sabri, Brandon, Thanusan, Chelsy, Apaye, Mehdi, Omar, Sami, Thomas, Christophe, Westley, Merveille M. Merveille M.T., Yousra, Caroline, Kelvin et Muhammad ont tenté d’expérimenter cette année. Et puisque je suis convaincue que les mots et les image ont plus que tout le pouvoir magique de nous raconter et de nous inventer, c’est dans cette création d’une adolescence balbynienne en construction que je vous invite à vous promener.

Plus d’infos en partenariat avec la Maison des Journalistes qui a suivi la résidence toute l’année


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écrivains en état de siège

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Librairie « Soif de Lire » à Strasbourg, le 18/10/2013.
Librairie « L’Usage du Monde » à Strasbourg, à partir du 01/07/2013.
Café de l’Opéra à Strasbourg, du 18/03 au 30/06/2013.
Librairie Kléber à Strasbourg, du 19/01 au 28/02/2013.
Salon du Livre de Paris, Parc des expositions, du 12 au 17/03/2008.
« La Closerie des Lilas » à Paris, du 16/01 au 16/02/2008.

Peut-on traduire l’esprit d’écrivains par une mise en scène avec des chaises ? C’est le défi que Sandrine Roudeix a relevé en demandant à seize écrivains de poser dans le lieu de leur choix avec un ou plusieurs sièges pour traduire leur humeur ou une partie de leur personnalité.


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Intersections romanesques

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Paris Photo à la Bellevilloise, Paris, 2011.

Que se passe t-il entre un écrivain et son pays ? Au moyen de diptyques, Sandrine Roudeix a voulu raconter les intersections romanesques, réelles ou imaginaires, entre un auteur et son lieu de vie, également source d’inspiration.


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