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Ecrire son roman familial

action culturelle


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Atelier d’écriture adultes

Je suis comme vous. Lorsque j’étais enfant, je me suis inventé un roman familial. Sans forcément en avoir conscience, je me suis raconté des histoires sur ma filiation. De mon imagination, j’ai rempli les creux et les bosses, mes espoirs et mes frustrations. Lorsque je suis devenue écrivaine, j’ai continué. J’ai questionné ma relation à mes parents et plus particulièrement à ma mère, héroïne courageuse de mes deux premiers romans. J’ai revisité ma naissance mais aussi l’héritage de mes aïeules, abandonnées, enceintes, par leur homme sur quatre générations. Freud explique qu’on s’est tous imaginé avoir été adoptés ou non-désirés, préférés ou oubliés, encouragés ou rejetés. Enfant ou adolescent, dans l’ordre ou le désordre, on a idéalisé notre père. On en a voulu à notre mère. On a jalousé notre sœur. On a adoré notre frère. Mais là où Freud fait du roman familial une étape œdipienne inévitable, l’écrivain en fait, lui, un enjeu de vérité. Un sujet d’écriture intime, parfois thérapeutique, permettant d’explorer son identité et le lien noué dénoué arraché qu’il entretient avec ses parents. Une réflexion aiguisée par le besoin d’interroger, d’extérioriser, de comprendre, de magnifier, de cautériser ou de transmettre, que ce soit à ses proches ou à une ronde plus large. C’est le regard de nos ascendants qui nous façonne mais c’est le regard qu’on porte sur eux, redessiné à l’ombre de nos blessures, de nos souvenirs et de nos ressentis, qui nous fonde. Et inspire bon nombre d’écrivains de Lionel Duroy à Annie Ernaux, en passant par Jean-Paul Dubois, Marguerite Duras, Georges Pérec ou encore François Mauriac.

Dans cet atelier organisé avec la complicité de l’Ecole Les Mots à Paris, j’accompagne l’écriture de textes inspirés de la vie familiale des participants : naissance, passé des parents voire des grands-parents, maisons dans lesquelles on a grandi, frères et sœurs, familles de chair ou d’affection, avants et  après… Pour cela, j’aide chacun à définir son sujet. À travers différents exercices, sens dessus dessous, je les emmène à exprimer ce qui les tisse. Choisir entre l’autobiographie et la distanciation, la personne et le personnage, le je et le jeu. Convoquer les souvenirs et les secrets de famille. Gérer le passé et le présent. Doser les actions et les émotions, l’extériorité et l’intériorité, le monologue et le dialogue, le visible et l’invisible. Explorer et mettre en mots sa légende personnelle…

Pour plus d’infos (conditions, dates, etc.), rendez-vous sur le site de l’Ecole Les Mots.

 

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