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Ecrire avec son oeil

action culturelle


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Atelier d’écriture adultes

Écrire a toujours été pour moi regarder. Regarder à l’extérieur. Les gens. Les paysages. Les objets. Les situations. Et regarder à l’intérieur. Les souvenirs. Les scènes du passé pas rangées. Les sensations qui affleurent dans un décor donné, sur un chemin, entre quatre murs. C’est comme cela que je crée. Comme beaucoup, je pars d’une image mentale. La différence, c’est que je suis écrivaine mais aussi photographe et que cette image mentale, je la développe instinctivement, techniquement, comme une photo. Avec mes cinq sens, comme si j’étais sur place, je choisis mon modèle, mon angle de vue, mon cadre, ma position. Je règle la lumière, les zones claires et les parts d’ombre, ce que je montre ou ne montre pas, le temps qui se fige ou s’étend. Je guide mon sujet selon un mouvement, un déséquilibre, une scénographie inattendue qui va l’emmener à se révéler. Avec mon œil mais donc aussi toute ma sensorialité, mon oreille, mon nez, ma bouche, ma main, j’explore la scène à 360° et en scrute chaque détail, chaque impression, chaque forme, chaque couleur, chaque élan qui pourrait faire sens, contre sens, double sens. J’interroge alors mon personnage et j’essaie de comprendre ce qui le va le mettre en action, ses blessures et ses cicatrices, le dessous des apparences.

Dans cet atelier la croisée des mots et des images,  j’apprends aux participants à s’appuyer sur leur oeil et leurs sens, des photos réelles ou mentales, pour enclencher le processus d’écriture. Libérer leur plume. Nourrir leur inspiration. Définir leurs thèmes de prédilection. Mettre des mots justes et des histoires vraies ou inventées sur leurs visions. Questionner le dehors et le dedans. Ce qui se voit et ce qui ne se voit pas. L’intime qui se cache derrière la surface des choses comme derrière le papier glacé d’une photo. Au cours des séances, chacun écrit à partir d’images nées dans sa tête, mais aussi de photos issues de son albums ou de magazines « comme si on y était ». À travers différents exercices et avec le renfort de textes de « romanciers visuels », d’écrivains accompagnant leurs textes de photos mais aussi de photographes ajoutant des mots à leurs images, je leur fais expérimenter une écriture différente. Le vocabulaire de la description et de la sensation (vue, ouïe, goût, toucher, odorat). Les notions de cadrage, de mise en lumière ou en ombre, de distance par rapport au sujet. Ensemble, nous explorons toutes ces questions qu’un photographe comme un écrivain se posent avant de traduire par leur œil ou leur plume leurs émotions….

Pour plus d’infos (conditions, dates, etc.), rendez-vous sur le site de l’Ecole Les Mots (Paris Ve).

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Ecrire la vie dans ses minuscules

action culturelle


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Atelier d’écriture adultes

J’ai toujours préféré les petites histoires aux grandes épopées. Les avancées intimes aux aventures au long cours. Les gros plans aux paysages. J’aime les traversées immobiles, les voyages verticaux, les contemplations statiques et poétiques. Oui, le quotidien m’enchante ! Et le dire dans ses minuscules plus encore. Nos mondes intimes sont fascinants dès lors qu’on les regarde avec des jumelles, sautant dedans à pieds joints pour mieux rebondir vers des souvenirs, des images, des odeurs, des goûts, des sons, des rencontres. Et décrocher la lune : le plaisir d’écrire sans cadre. Libre. Totalement libre.

C’est ce que je vous invite à explorer dans cet atelier à travers des textes courts et sensoriels, mettant en scène la banalité passionnante de nos vies. En se posant les questions inhérentes à toute écriture (Pour qui écrit-on ? Où et comment poser sa voix ? Que faire pour accrocher et garder l’attention ? Comment exprimer ce qu’on a dans le ventre, les tripes, le coeur ?…), on tutoiera les objets qui nous entourent. On dialoguera avec les ombres et les lumières, les gestes et les matières. On inventera des réalités parallèles, reflets de nos passions et de nos obsessions, en partant de simples détails du quotidien. Et on aboutira à un petit recueil de textes inédits qui vous racontera en creux, par petites touches, comme un tableau impressionniste !

Pour plus d’infos (conditions, dates, etc.), rendez-vous sur le site de l’Ecole Les Mots.

 

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Ecrire son roman familial

action culturelle


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Atelier d’écriture adultes

Je suis comme vous. Lorsque j’étais enfant, je me suis inventé un roman familial. Sans forcément en avoir conscience, je me suis raconté des histoires sur ma filiation. De mon imagination, j’ai rempli les creux et les bosses, mes espoirs et mes frustrations. Lorsque je suis devenue écrivaine, j’ai continué. J’ai questionné ma relation à mes parents et plus particulièrement à ma mère, héroïne courageuse de mes deux premiers romans. J’ai revisité ma naissance mais aussi l’héritage de mes aïeules, abandonnées, enceintes, par leur homme sur quatre générations. Freud explique qu’on s’est tous imaginé avoir été adoptés ou non-désirés, préférés ou oubliés, encouragés ou rejetés. Enfant ou adolescent, dans l’ordre ou le désordre, on a idéalisé notre père. On en a voulu à notre mère. On a jalousé notre sœur. On a adoré notre frère. Mais là où Freud fait du roman familial une étape œdipienne inévitable, l’écrivain en fait, lui, un enjeu de vérité. Un sujet d’écriture intime, parfois thérapeutique, permettant d’explorer son identité et le lien noué dénoué arraché qu’il entretient avec ses parents. Une réflexion aiguisée par le besoin d’interroger, d’extérioriser, de comprendre, de magnifier, de cautériser ou de transmettre, que ce soit à ses proches ou à une ronde plus large. C’est le regard de nos ascendants qui nous façonne mais c’est le regard qu’on porte sur eux, redessiné à l’ombre de nos blessures, de nos souvenirs et de nos ressentis, qui nous fonde. Et inspire bon nombre d’écrivains de Lionel Duroy à Annie Ernaux, en passant par Jean-Paul Dubois, Marguerite Duras, Georges Pérec ou encore François Mauriac.

Dans cet atelier organisé avec la complicité de l’Ecole Les Mots à Paris, j’accompagne l’écriture de textes inspirés de la vie familiale des participants : naissance, passé des parents voire des grands-parents, maisons dans lesquelles on a grandi, frères et sœurs, familles de chair ou d’affection, avants et  après… Pour cela, j’aide chacun à définir son sujet. À travers différents exercices, sens dessus dessous, je les emmène à exprimer ce qui les tisse. Choisir entre l’autobiographie et la distanciation, la personne et le personnage, le je et le jeu. Convoquer les souvenirs et les secrets de famille. Gérer le passé et le présent. Doser les actions et les émotions, l’extériorité et l’intériorité, le monologue et le dialogue, le visible et l’invisible. Explorer et mettre en mots sa légende personnelle…

Pour plus d’infos (conditions, dates, etc.), rendez-vous sur le site de l’Ecole Les Mots.

 

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La Vie comme elle va

action culturelle


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Résidence d’artistes

Pendant une semaine, dans le cadre d’un dispositif « La Vie comme elle va », avec le metteur en scène Fabien Berger, quatre comédiens et un musicien, nous avons vécu au Caylar dans le Larzac, un drôle de village perché comme un caillou.

Le principe de « La Vie comme elle va » est simple : six artistes qui ne se connaissent pas s’installent dans une commune.

Les deux premiers jours, nous nous sommes mêlés à la vie du village, fréquentant les lieux importants, observant le quotidien et interviewant une dizaine d’habitants. Nous les avons interrogés sur leur vie ici et maintenant. Travail, loisirs, famille, lien social, identité, relation au village et au territoire… Comment vivent-ils ? Quels rêves les traversent ? Comment imaginent-ils l’avenir ? Puis nous avons pris trois jours pour écrire et répéter, inventant des personnages inspirés de ceux que nous avons rencontrés cherchant la juste distance pour rendre compte de la réalité, débusquant l’universel dans le singulier. A partir de ces destins individuels, nous avons tracé les contours d’une histoire collective que nous avons présenté au public lors de deux représentations exceptionnelles en fin de séjour. Trac. Emotions. Vertige. Plaisir. Une magnifique expérience.

 

Extrait :

« – Bonjour, je suis du Caylar. Je vis au Caylar. Je suis né au né au Caylar et j’espère bien que je mourais au Caylar.

– Salut, j’ai 28 ans et ça fait 28 ans que j’habite là. Je rêve d’habiter Paris.

– Bonjour, je suis venu voir mon père au Caylar. Je viens de Montpellier. Il me saoule mon père. J’en ai marre. J’me tire d’ici.

– Hi, I’m from Brighton. Je viens faire le Vacances dans Caylar. Très bon chambre d’hôte. Le country magnifique. Accueil very nice.

– Je suis ici depuis 3 ans. C’est comme si c’était depuis toujours. »
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